
Cabourg, alors simple village de pêcheurs, fut fondée
sur l'estuaire de la Dives, resté célèbre pour avoir accueilli
la flotte de
Guillaume
le Conquérant avant son débarquement en Angleterre.
En 1853, Henri Durand-Morimbeau, un avocat parisien séduit par la beauté
du site, y fonde une station balnéaire, précédant en cela l'initiative du Duc
de Morny à Deauville. De nombreuses personnalités
phares de l'époque, tel Théophile Gautier, se pressent à Cabourg.
Le premier casino de Cabourg (construit en bois !), l'Hôtel
du Casino et le Grand Hôtel sont édifiés à cette époque.
Cabourg prend son essor touristique vers 1884, avec le prolongement de la
ligne de chemin de fer Paris-Lisieux jusqu'à Dives-Cabourg. Touristes parisiens
et normands affluent sur le bord de mer, à l'abri de la digue protectrice construite
en 1887 (actuelle Promenade Marcel Proust).
La Belle Epoque voit s'ériger de somptueuses villas, accueillant la fine
fleur de l'aristocratie, de la haute bourgeoisie et des personnalités
aussi illustres que Marcel Proust (lequel donne pour cadre principal Cabourg/
Balbec dans le tome II de sa fresque
romanesque "A
la recherche du temps perdu"),
mais aussi Raymond Poincaré (Président de la République
de 1913 à 1920), Louis Renault (fondateur de la firme automobile éponyme)...
Les années 30 (récession économique, dissensions au
sein de l'équipe municipale...), la guerre 1939-45 et les difficultés liées
à la
reconstruction
entrainent alors un déclin touristique marqué. Bruno Coquatrix (directeur
de l'Olympia) redynamise la ville en prenant tout d'abord la direction du Casino
(Edith
Piaf, Gilbert Bécaud, Frères Jacques, Charles Aznavour... s'y produisent),
puis celle de la mairie (1971).
Les améliorations se succèdent alors au fil des équipes municipales successives
: création/ réhabilitation des habitats et équipements (rocade, gymnase,
collège, école primaire, hippodrome...), manifestations
culturelles (festival, prix littéraire, salons...) etc.
A suivre...

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